Tesla a lancé la production du Cybercab, un biplace autonome, dans la Gigafactory au Texas en avril 2025. Désormais, des documents de l'EPA révèlent les spécifications techniques finales : le véhicule pèse seulement 1 412 kg, est propulsé par un moteur électrique de 163 kW et atteint une autonomie EPA de 680 km avec une batterie de 48 kWh. Le Cybercab est exclusivement destiné au service robotaxi prévu et n'est pas vendu directement aux clients particuliers.
Détails techniques
Les données montrent que Tesla mise résolument sur l'efficacité. À titre de comparaison, une Model 3 pèse environ 1 800 kg et nécessite une batterie de 60 kWh pour une autonomie similaire. Le Cybercab bénéficie de sa configuration biplace et de l'absence de composants superflus.
Implications pour le service robotaxi
Tesla prévoit d'utiliser le Cybercab exclusivement dans sa propre flotte de robotaxis. La certification EPA est une étape importante pour pouvoir exploiter le véhicule sur les routes publiques. Contrairement aux véhicules particuliers, Tesla assurera elle-même l'entretien et la recharge de la flotte. L'efficacité élevée réduit considérablement les coûts d'exploitation par kilomètre.
Une comparaison avec d'autres concepts de robotaxis montre les avantages : les véhicules de Waymo sont basés sur des voitures électriques converties avec des batteries plus grandes et un poids plus élevé. Le Cybercab est conçu dès le départ comme un véhicule autonome sans volant ni pédales, ce qui optimise l'espace intérieur et les coûts.
Obstacles réglementaires et perspectives
Malgré l'homologation EPA, de nombreuses questions restent en suspens. Tesla doit encore obtenir des autorisations au niveau des États pour l'exploitation commerciale des robotaxis. En Europe, des homologations UNECE supplémentaires sont nécessaires. Tesla soumet une demande FSD Supervised à l'agence taïwanaise de sécurité automobile – un signe que l'expansion se poursuit.
La concurrence ne dort pas : Mobileye lancera son propre service robotaxi aux États-Unis en 2027. Mais l'intégration verticale de Tesla et l'énorme quantité de données issues de sa flotte existante lui confèrent un avantage.