Introduction
Depuis plus de deux décennies, les automobilistes comptent sur des systèmes de navigation fiables comme Garmin, TomTom, puis Google Maps ou Waze. Ces services ont guidé des millions de personnes en toute sécurité à travers des villes inconnues, des autoroutes et des routes de campagne. Pourtant, Tesla, qui avec son système Full Self-Driving (FSD) entend redéfinir l'avenir de la conduite autonome, lutte avec une tâche fondamentale : un guidage correct.
Le problème de la navigation
Tesla FSD utilise sa propre technologie cartographique, basée sur les données visuelles des caméras du véhicule. Contrairement à Google Maps, qui s'appuie sur des cartes vastes et méticuleusement organisées ainsi que sur des données de trafic en temps réel, Tesla fait confiance à des réseaux neuronaux qui interprètent les panneaux de signalisation, les marquages au sol et les intersections. Cela entraîne des problèmes : des itinéraires mal calculés, des indications de virage trop tardives, ou le système choisit des chemins sous-optimaux. Un utilisateur a rapporté que FSD voulait le diriger vers une impasse sur une sortie d'autoroute – une erreur qu'un GPS classique ne ferait jamais.
Comparaison : HW3 vs. HW4 et USA vs. Europe
Le tableau montre que l'Europe est plus touchée en raison de rues plus étroites, de ronds-points plus complexes et de panneaux de signalisation différents. Alors que les États-Unis bénéficient de routes plus larges et de règles plus uniformes, le système lutte en Europe avec les centres-villes historiques et les intersections confuses.
Défis environnementaux
Un autre problème est la dépendance aux données de trafic en direct. Alors que Google Maps intègre les embouteillages en temps réel, les chantiers et les accidents, Tesla utilise souvent des données obsolètes ou incomplètes. Un conducteur à Berlin a rapporté que FSD l'a dirigé directement vers un chantier malgré une fermeture totale. Les déviations ne sont pas toujours correctement détectées non plus.
Impact sur le déploiement européen
Les problèmes de navigation sont une raison du déploiement retardé de FSD en Europe. Alors que les États-Unis testent déjà FSD Supervised, l'Europe est à la traîne. Le respect des [réglementations UNECE] n'est pas le seul obstacle ; la fiabilité du guidage doit également être au point. Un GPS défectueux serait fatal dans les villes européennes densément peuplées.